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LA FAMILLE DES CORVIDÉS 

Appartenant à l’ordre des Passériformes, le plus grand ordre de la classe des oiseaux dans le monde, la famille des Corvidés rassemble 25 genres et 134 espèces. Pour la plupart omnivores, ils se nourrissent d’œufs, de charognes, de céréales, d’insectes, d’araignées, de vers de terre, de baies et d’autres graines. La France compte 10 espèces de Corvidés sur son territoire.  

UNE INTELLIGENCE REMARQUABLE

Les Corvidés font partie des animaux les plus intelligents de la planète. Capables d’un grand sens d’adaptation et de raisonnement, des expériences ont montré que dans certains cas, ces oiseaux peuvent égaler voire surpasser les capacités cognitives d’enfants de 5 à 8 ans. Même dans leurs premiers mois de vie, les corbeaux se démarquent par leur intelligence. Ainsi, un corbeau juvénile de 4 mois a certaines capacités cognitives comparables à celles des grands singes adultes.

DE FORTES APTITUDES SOCIALES ET D'ÉDUCATION

Les corvidés sont monogames avec des liens forts durant l’année ou pour la vie. Selon les espèces et leurs besoins, les corvidés, très territoriaux, vivent en couple, en groupe de couples, ou en groupes agrandis hors du cercle familial.

 

Une fois les individus en couple, ceux-ci renforcent leurs liens chaque année, au sortir de l'hiver, par plusieurs jeux nuptiaux : vols en piqué communs, révérences du mâle à la femelle. En cours d'année, ils pratiquent le lissage des plumes réciproque.

 

Les espèces vivant en groupe sont très hiérarchisées, et les jeunes vivent une période d’élevage particulièrement longue. Passant beaucoup de temps auprès de leurs parents, les juvéniles sont dotés d’une grande transmission culturelle et de compétences. Dans certains cas, ces jeunes peuvent rester au foyer jusqu'à cinq ans ou même plus. À partir d’un certain âge, ils aident leurs aînés à élever les générations qui les suivent. 

Ces mêmes individus quittent un jour leur foyer, mais peuvent y revenir, avec de nouvelles compétences, qu’ils transmettront à leurs aînés. L’éducation se fait donc dans les deux sens. Ce comportement de reproduction et d’éducation coopérative est très rare chez les oiseaux. 

LE JEU

Les corvidés adorent jouer. Cela leur permet d’apprendre, de raisonner et d’entretenir les relations sociales. Ils peuvent lâcher des objets en l’air pour qu’un congénère rattrape l’objet; se faire glisser sur des surfaces par temps de neige; se suspendre la tête en bas; faire des loopings dans les airs

 

Il est rarissime de constater des oiseaux jouer en solo, en groupe et avec des objets. Cela suggère que ces animaux ne possèdent pas de schémas moteurs câblés (comme une manière spécifique de construire un nid, de manger un aliment ou d'attirer un partenaire), mais plutôt une tendance à trouver certains types de comportements gratifiants (Hailman, 1967).

Les corvidés sont des apprenants flexibles qui peuvent adopter de nouveaux comportements par l'observation, la tutelle et le jeu.

L'UTILISATION ET LA CRÉATION D'OUTILS

Seule une poignée d’espèces est capable de créer des outils. Parmi eux, le Corbeau Calédonien est réputé pour sa création d’objets en forme de lance ou de crochet leur permettant d’accéder à des insectes, nichés dans des failles d’arbres. Les scientifiques ont également constaté que selon la zone géographique en Nouvelle Calédonie, les oiseaux ne les fabriquaient pas de la même façon. 

 

Plus récemment, en 2016, des scientifiques ont découvert que la Corneille d'Hawaï, ou “l’Alala” est capable d’utiliser des outils. Cette espèce, malheureusement éteinte à l’état sauvage, a été étudiée avec les spécimens restants en captivité. Ainsi, elle se sert de brindilles en forme de baguettes pour aller chercher de la nourriture dans des accès très étroits.

LA MÉMOIRE

Les corvidés ont une excellente mémoire visuelle et spatiale. Les casse-noix, par exemple, sont capables de se souvenir littéralement de milliers d'emplacements de cachettes de nourriture - une tâche bien supérieure à celle du chimpanzé moyen. Les corbeaux reconnaissent les cris de congénères qu’ils n’ont pas côtoyés depuis plusieurs années ainsi que la qualité de la relation qu’ils entretenaient avec eux. Les cris qu’ils émettent en réponse sont modulés différemment selon la valeur de cette relation. Aussi, ces oiseaux font partie des rares espèces capables de reconnaître et de mémoriser les visages humains. Si un jour, un humain fait du mal à un individu, celui-ci s’en souviendra même des années après, et préviendra ses congénères de se protéger de cette personne en particulier.

LA COMMUNICATION

Ayant des relations sociales fortes et complexes, les corvidés sont extrêmement doués en communication. Ils ne chantent pas comme les autres membres de l’Ordre des Passériformes, car ils émettent des séries complexes de notes et de sons différents, et sont même capables d’imiter des sons variés, y compris des sons d’autres animaux, et des voix humaines ! Ces animaux savent également très bien utiliser un langage corporel. Par exemple, ils se servent de leur bec pour désigner quelque chose, de la même manière que nous pointons du doigt. Ils sont capables d’associer un mot avec le contexte dans lequel il est prononcé et ainsi en comprendre la fonction.

L'EMPATHIE​

L’intelligence des corvidés rentre dans le cadre de la théorie de l'esprit, qui consiste à ce qu’un individu comprenne que d'autres êtres ont également des pensées et des connaissances, et que l’individu adapte son comportement pour tenir compte des connaissances et des pensées de ces autres êtres. Par exemple, tout comme nous, les corvidés peuvent être de mauvaise humeur lorsqu’ils sont exposés à des congénères boudeurs, un phénomène psychologique qui est connu sous le nom de contagion émotionnelle négative.

Autre exemple, il a été observé qu’après un conflit, un oiseau extérieur au combat pouvait venir consoler l’un des deux opposants en lui touchant du bec et en passant du temps à ses côtés. 

DES CAPACITÉS DE RAISONNEMENT

Les corvidés ont une très forte capacité d’adaptation, car ils savent raisonner. En voici quelques exemples :

  • Dans la ville de Sendai, au Japon, les corbeaux ont appris à laisser tomber des noix sur les passages pour piétons, puis à attendre que les feux passent au rouge pour ramasser les morceaux écrasés par les voitures.

 

  • En Angleterre, des chercheurs ont découvert que deux oiseaux peuvent ensemble tirer le sac d'une poubelle par l'extérieur pour en déloger le contenu sur le sol. 

 

  • Des individus sont capables de résoudre des problèmes ayant jusqu’à 8 étapes différentes (vidéo ci-dessous).

UNE MAUVAISE RÉPUTATION

Les Corvidés sont dans l’imaginaire occidental des “oiseaux de mauvaise augure”, une connotation négative qui n’incite pas au respect. Historiquement, cette perception est née de la christianisation de l’Europe. La couleur noire du corbeau, à l’inverse de la blanche colombe, et son caractère de charognard donc de nécrophage le place comme un animal maléfique. Pourtant, avant cette période, ainsi que dans d'autres parties du monde encore actuellement, ces animaux sont au contraire divinisés, car reconnus pour leur grande intelligence et inspirent la sagesse. Mais au-delà d’une mauvaise perception, le corbeau et d’autres espèces cousines sont même considérées comme des espèces “nuisibles”, qu’il faut détruire.

DES OISEAUX CONSIDÉRÉS COMME NUISIBLES

En France, 4 espèces sont considérées comme ESOD, ou “espèces pouvant occasionner des dégâts”, (remplacant l’expression utilisée juridiquement jusqu’en 2019 d’espèces “nuisibles”): Le Corbeau Freux, la Corneille Noire, la Pie Bavarde, le Geai des Chênes. Ces oiseaux peuvent donc être détruit en France suivant les modalités suivantes :

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Alors qu’ailleurs en Europe, sans que l’on ne remarque de nuisances écologiques : 

- le Corbeau Freux est une espèce protégée en Suisse

- la Pie est une espèce protégée au Luxembourg et en Belgique

- le Geai des Chênes est une espèce protégée au Luxembourg et en Belgique. 

En résumé, la liste des nuisibles varie entre les pays et à travers le temps. Certaines espèces sont nuisibles en France, alors que d’autres pays d’Europe encouragent des plans de réintroduction ou de protection de ces animaux en raison de leurs intérêts écologiques (ex : la Martre).

CE QU'ON LEUR REPROCHE

Le classement d’une espèce dans la catégorie “Susceptible d’Occasionner Des Dégâts” est aujourd’hui justifié par 4 arguments :

 

Les dégâts engendrés sur les activités agricoles, forestières et aquacoles

Les corvidés nuisibles se régalent des semis agricoles, ce qui nuit aux cultures. 

• Les risques pour la santé et la sécurité publique

Jusqu’à aujourd’hui, ces risques se basent sur aucun fondement, puisqu’aucun corvidé ESOD n’a transmis de maladie à l’Homme jusqu’à maintenant. (Source : Ladel

D’ailleurs, pour information, les plus gros risques de propagation de maladies transmissibles à l’Homme par les animaux sont les élevages industriels. 

La mise en danger des écosystèmes

Les corvidés nuisibles sont accusés de menacer des populations de certaines espèces d’oiseaux, de par leur attrait pour les œufs et les oisillons.

L’atteinte à d’autres formes de propriété 

- Nuisances sonores, notamment à la période de nidification : oui, un oiseau, ça piaille. Et un bébé humain, ça braille.

- Déjections dans l’espace public et privé : les fientes sur la voiture, c’est pas très agréable. Mais le plastique dans la nature, encore moins.

Dispersion de déchets dans l’espace public, à cause de la fouille des poubelles par les corvidés. Un problème loin d’être insurmontable, pour un animal qui a réussi à aller sur la Lune.

- Les attaques sur les personnes : il est vrai que parfois, ces animaux attaquent des passants, à la période de nidification. S’ils le font, c’est qu’ils ont déjà, eux ou un de leurs congénères, été mis en danger par un ou plusieurs humains. Lorsqu’un oiseau est victime d’un danger, il fait passer le message aux autres, et tout le groupe se défend ensuite de ce danger, des années même après. Comme nous, finalement. On ne pourra jamais contrôler tous les comportements de la nature, il faut faire avec. ​​

NUISIBLES, MAIS AUSSI GIBIERS

Avec un quart des chasseurs d’Europe, la France est le pays de tous les records :

Chaque année, c’est environ 40 millions d’animaux tués par les chasseurs, ainsi qu’environ 5 millions d’animaux blessés par la chasse et non retrouvés.

En comparaison : un simple weekend de chasse = environ 300 000 oiseaux tués, soit autant que la marée noire de l’Erika. 

Là-dessus, il faut savoir que le tiers des espèces d’oiseaux chassées sont en mauvais état de conservation (45% selon le Rapport Lefeuvre, 27% selon la Liste Rouge UICN).

De manière générale, la période de chasse débute en septembre et s’achève fin février. Ce sont les départements qui, par arrêté préfectoral, fixent les dates d’ouverture et de clôture. Mais d’un département à un autre, les dates peuvent parfois s’étaler sur quasiment une année selon le type de gibier ou de chasse pratiquée. 

 

Pour les Espèces dites “Susceptibles d’Occasionner des Dégâts”, pas de répit pour elles : lorsqu’elles ne sont pas chassées, elles sont “détruites” (c’est le terme employé).

Ces espèces sont classées comme gibier simplement pour les détruire davantage. Car ce que l’on appelle gibier, est une espèce chassée pour être consommée. Or, jusqu’à ce jour, mange-t-on du corbeau? De la pie?

Il faut complètement refondre cette législation et cette réglementation héritées des siècles derniers pour adopter une approche moderne et rationnelle à la lumière de l’enjeu central que représente la biodiversité.

 

Il serait déjà nécessaire de savoir combien d’ESOD sont tués chaque année. Nous sommes face à un flou complet là où nous aurions besoin de données concrètes. 

En outre, la législation concernant la régulation des espèces d’animaux sauvages sur le territoire national devrait être mise en cohérence avec celle qui réglemente la régulation des populations d’espèces végétales. 

Il est par exemple interdit à quiconque de couper un arbre, malade ou non, de ramasser du bois mort dans un terrain qui ne lui appartient pas. Le respect des animaux, êtres sensibles à la douleur, pourrait tout de même être aussi grand que celui des végétaux...

 

Les animaux sauvages vivant à l'état de liberté ne bénéficient pas de mesures de protection générale. Les codes ne leur reconnaissent pas de sensibilité. Seule la gestion des effectifs des populations de différentes espèces est prise en compte par le code de l'environnement, plusieurs arrêtés et décrets ainsi que par directives européennes et conventions internationales.

 

Source : LFDA

DES ANIMAUX À PROTÉGER

Comme toute espèce vivante, les Corvidés font partie intégrante d’écosystèmes et de chaînes alimentaires. La nature a horreur du vide : ainsi, lorsqu'un individu est tué, un autre viendra le remplacer. Vouloir “réguler” ces espèces complètement intégrées dans leur environnement amène à la création de déséquilibres écologiques.

 

Vous l’aurez compris, non seulement cette liste ne s’appuie sur aucun fondement écologique et scientifique, mais en plus, l’efficacité réelle de ces abattages est variable. En effet, la disparition de ces espèces peut être compensée par la progression ou l’apparition d’autres, créant de nouveaux déséquilibres écosystémiques. En revanche, il est démontré que les bénéfices apportés par la présence de ces espèces sont bien supérieurs aux dégâts qui leur sont soi-disant attribués. 

 

L’ajout d’espèces à la liste des nuisibles paraît donc subjective, guidée par des arguments discutables et toujours anthropocentrés. Les espèces cohabitent dans des écosystèmes évolutifs où les “bons” et les “mauvais” n’existent pas. Il est temps de changer de vision et de montrer comment ces animaux sont utiles à la nature.

DES POPULATIONS EN DÉCLIN

Nous faisons face aujourd’hui à la 6ème extinction de masse. Un tiers de nos oiseaux de campagne ont disparu en seulement 15 ans, majoritairement à cause des pratiques agricoles, selon les études du CNRS et du Muséum National d’Histoire Naturelle.

Concernant les oiseaux ESOD, il est important de souligner qu’en France, les comptages officiels font apparaître une baisse considérable des effectifs de la plupart des espèces concernées. Par exemple : 

  • La population de Corbeaux Freux a décliné à hauteur de 45 % depuis 1989. Entre 2009 et 2012, elle était estimée entre 200 000 et 350 000 couples. (Issa et Muller 2015). 

  • Les effectifs de Pie Bavarde ont diminué de 68% entre 1989 et 2001. Selon l'ONCFS, ce serait plus de 402 000 pies tuées sur la seule saison 1999/2000. (CRBPO, MNHN).

 

Nous savons que des centaines de milliers de Corbeaux Freux et plusieurs millions de Corneilles Noires sont tirés et piégés chaque année en France. Mais ces chiffres sont rares et incertains. Car aucun vrai comptage n’est effectué. 

Il existe pourtant de nombreuses alternatives pour mieux cohabiter avec les Corvidés. Par exemple : 

  • mettre des couvercles aux poubelles 

  • planter les semis un peu plus profondément 

  • recréer des espaces de verdure entre les champs

  • protéger leurs prédateurs naturels

Agriculteurs, maires, particuliers… Nous vous invitons à vous renseigner auprès de Ladel, une association qui peut vous accompagner pour vous aider à une meilleure cohabitation, en zone agricole et en zone urbaine.

 

Voici également une pétition lancée par une coalition d’associations pour une juste évalution de la réglementation d’animaux dits “nuisibles”:

DES RÉGULATEURS D'ESPÈCES

Comme d’autres espèces d’oiseaux forestiers, les Corvidés peuvent être prédateurs et s’attaquer au nid d’autres oiseaux.

Il a été démontré que plus le couvert forestier était fragmenté, plus ils pillaient de nids. Dans une forêt assez fermée et épaisse, l’oiseau se comporte normalement. C’est pourquoi il est essentiel de préserver les écosystèmes naturels. De plus, si on leur reproche de s’en prendre aux œufs et aux oisillons des autres passereaux, leur impact sur les populations de petits oiseaux est négligeable. N’oublions pas aussi par exemple que le Corbeau Freux est un prédateur naturel particulièrement efficace des hannetons, tipules et autres ravageurs de cultures dont ils cherchent les larves dans le sol des champs ou des stades.

Enfin, il est important de souligner que ces espèces se régulent entre elles : par exemple, la corneille noire se nourrit des œufs de pie bavarde, et inversement.

« Les mécanismes de régulation sont dans la nature. »

Daniel Le Mao, administrateur de la LPO

DES NIDS UTILES À D'AUTRES ESPÈCES

Les nids des Corvidés sont régulièrement réutilisés par d’autres espèces, notamment par des rapaces diurnes et nocturnes, ainsi que par des écureuils. Ces nids, une fois désertés, abritent également des dizaines d’espèces de microorganismes et d’insectes, constituant un véritable écosystème miniature. 

 

Le cas du faucon Kobez constitue l’un des exemples marquants de l’importance de la présence des Corvidés. Comme de nombreux rapaces, ces faucons réutilisent les nids des corbeautières. Dans l’Est de l’Europe, entre 1980 et 1990, les corbeaux freux ont été massivement chassés. Il en a résulté une diminution drastique des populations de faucons Kobez : en effet, environ 90% des couples ont disparu.

 

Autre fait notable : les nids de Corvidés sont régulièrement « parasités » par un autre oiseau : le coucou-geai. Les parents du coucou-geai pondent jusqu’à 8 œufs dans le nid des corvidés, qui couvent alors ceux-ci comme s’il s’agissait des leurs. Contrairement aux coucous gris, une fois éclos, les jeunes coucous-geais ne poussent pas les autres petits hors du nid. Ils sont élevés aux côtés de leurs “frères et sœurs” adoptifs. Le coucou-geai étant l’un des principaux régulateurs de chenilles telle que la processionnaire des pins, son rôle est primordial pour la santé de l’écosystème, tout comme celui de ses indispensables parents nourriciers : pies et corneilles.

 

Il existe de très nombreuses dynamiques inter-espèces semblables à celles-ci.

DES RÉGULATEURS ÉGALEMENT PROIES

​La sélection naturelle exerce une régulation saine des populations animales. Plusieurs mammifères, tels que la martre, le renard ou la fouine sont des prédateurs naturels des corvidés. 

Pourtant, ces trois espèces sont également considérées comme nuisibles, en plus d’être chassables, et leurs populations ne cessent de décroître.

Des rapaces comme l'Épervier d’Europe, l’Autour des palombes, le Hibou Grand-Duc ou encore le Faucon Pèlerin, parfois même la Buse, sont également prédateurs des Corvidés. Mais beaucoup sont à l’heure actuelle menacés.

DES NETTOYEURS SANITAIRES

​​Le premier rôle important que l’on peut attribuer à cette famille est que ce sont des “nettoyeurs”. Charognards, ils limitent la propagation de pathogènes en se nourrissant de cadavres, qui sans eux, pourraient répandre bactéries et autres microorganismes dans le milieu, ou contaminer les sources d’eau alentour (rivières, lacs et nappes phréatiques). 

Aussi, des espèces comme les Pies et les Choucas se nourrissent des tiques fixées au bétail, en se perchant sur leur dos. Cela limite le risque que ces animaux soient contaminés par des pathologies comme la maladie de Lyme, la piroplasmose, ou encore la tularémie.

L'objectif de Birds For Change est clair, il ne s'agit pas d'éduquer les oiseaux à pallier les défauts des humains, mais d’éduquer l’humain sur ses incivilités en créant un électrochoc dans les consciences.

Le projet se base sur des oiseaux sauvages et libres de leur comportement. Extrêmement intelligents, ils sont par définition opportunistes et joueurs et ainsi parfaitement à même de décider s'ils veulent effectuer cette action ou non. Nous tenons à ajouter que comme nous, chaque individu a un caractère unique à lui. Certains sont téméraires, d’autres peureux ; l’un est courageux, l’autre est timide. Donc, certains individus viendront sur la BirdBox, tandis que d’autres ne s’y aventureront jamais. 

Comme nous l’avons expliqué précédemment, ces oiseaux sont pour certains détruits par centaines de milliers en France, chaque année, car considérés comme nuisibles. Chez Birds For Change, nous désirons redorer leur image, et donner matière à réfléchir sur ce statut sans fondements scientifiques, que subit bon nombre d’espèces animales en France.

Aussi, ces animaux, qui pour la plupart ont migré en ville pour fuir la destruction de leurs habitats et la raréfaction de leur nourriture, se nourrissent en conséquence malheureusement en majorité dans nos poubelles. Les spécialistes évoquent de nombreux cas de malnutrition et de sous nutrition. Birds For Change propose ainsi à ces oiseaux un complément alimentaire.

En effet, la solution n'a pas pour but de devenir leur source d'alimentation principale, ni de représenter un danger pour leur santé. 

C'est tout l'objet de l'expérimentation en cours effectuée en collaboration avec des scientifiques, spécialistes et associations toutes et tous experts de ces oiseaux, afin de développer une solution saine et durable. 

CE QUE NOTRE SOLUTION APPORTE
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